Une école maternelle d’un genre particulier

A l’école Hjalli, filles et garçons ne passent ensemble qu’une heure par jour. Le matin, les petites filles partent faire des exercices physiques, alors que les garçons commencent plus calmement par un moment de méditation. Le but est d’apprendre aux enfants à dépasser es comportements traditionnellement attribués aux uns et aux autres. Les petites filles vont ensuite marcher pieds nus dans la neige, pour les endurcir et leur enseigner le courage. Quand les garçons ont un moment de liberté, ils peuvent chahuter à leur guise, mais ils doivent aussi se montrer respect et affection. ‘Les femmes et les filles n'ont pas le monopole de l’affection’, explique Margrét Pála Ólafsdóttir, la fondatrice de l’école. Garçons et filles sont séparés car selon elle, les premiers dominent les secondes et envahissent l’espace. Mais pendant l’heure passée en commun, ils développent une complicité à travers des jeux, tout en suivant des règles strictes. Le modèle a été contesté à sa création il y a 30 ans, mais les parents l’ont beaucoup soutenu, les anciens élèves devenus adolescents s’en montrent très contents, et aujourd’hui les listes d’attente s’allongent. Et l’idée commence à s’exporter en Suède et en Norvège.



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